Lettre Mensuelle Juillet 2016



Chers investisseurs et amis,

Common sense is not so common
(« Le bon sens n’est pas très répandu »)

Damn, they did it ! L’année 2016 entrera dans les annales de l’histoire. De deux choses l’une : soit ce sera l’année où l’Europe se réveillera, soit ce sera l’année où l’Europe éclatera. Le référendum en Grande-Bretagne a démontré combien « les peuples » et pas seulement les Britanniques, sont mal à l’aise avec cette union européenne « bruxelloise ». Pourtant, le Brexit est plutôt une chance pour l’Europe car une bureaucratie (réglementation !) débordante, une économie planifiée, des pseudo procès démocratiquement non légitimes et surtout le non respect des clauses des traités et des contrats ainsi que le self-service de certains pays, ne sont pas(ou plus) tolérables. Tous ces abus ont provoqué une sorte de colère et de révolte. C’est bien connu : la politique divise, l’économie réunit et pourtant traditionnellement, les anglo-saxons sont des commerciaux et des pragmatiques.

L’Europe ne peut pas se construire sans ses peuples, et surtout pas du haut vers le bas, mais plutôt l’inverse. Il existe une commission, proposant des lois et des arrêts alors qu’ elle n’ a même pas été élu par le peuple. Il y a un conseil européen, et un conseil des ministres qui votent des programmes de sauvetage et ceci sans avoir à rendre des comptes, aux citoyens, sur la pertinence de leurs actes. Et cerise sur le gâteau : nous avons une banque centrale dont la politique de taux d’intérêts négatifs, qui rend quasiment impossible la possibilité pour les citoyens d’épargner pour leur retraite. Si l’union était un état, et si l’ on faisant un « référendum » pour y adhérer , il y aurait fort à parier que la demande serait sûrement refusée à cause de l’absence substantielle d’un fonctionnement démocratique.

Ceci dit, n’ayons pas peur des actions, même si certaines célébrités sont des oiseaux de mauvaises augures : Alan Greenspan attend un malheur économique, Georges Soros parie sur un krach…. Ils sont des lions du passé – aujourd’hui âgés de 80 ans ou plus…les hommes de cet âge ne voient jamais l’avenir avec optimisme, Ils sont toujours inquiets et donc Il ne faut pas les suivre à la lettre.

Les hommes ont toujours eu des soucis et des inquiétudes. La crise financière n’est toujours pas terminée comme la banque mondiale le montre en abaissant sa prévision de croissance économique mondiale. L’économie américaine est nettement moins dynamique que prévue et le Royaume-Uni a voté la sortie de l’UE. Est-ce pour autant la fin du monde, l’économie mondiale dans son ensemble va-t-elle disparaître dans un trou noir ? Bien sûr que non ! et c’est plutôt un bon signe. A « wall of worry » existe sur tous les marchés à la hausse. Il s’agit d’opinions qui doivent être révisées chaque quotidiennement. Par définition, le futur est imprévisible et tant mieux, y compris pour les fameux modèles mathématiques vantés par certains économistes contemporains.

Les effets d’ annonce font souvent la une des journaux, mais y a-t-il une opinion contradictoire ? Il est toujours mieux de réfléchir par soi-même, plutôt que de suivre quelqu’un aveuglément. Les actions concrètes priment toujours sur l’arrogance. Il faut donc, toujours, rester critique face aux personnes voulant nous imposer un modèle de pensée unique et conserver son aptitude à agir selon ses convictions et non à posteriori sous la pression des cassandres et beaux parleurs.

Ainsi, pour conclure comme l’on a commencé , un conseil en anglais reste pertinent : Bremain cool !

Paris, le 4 Juillet 2016.

Armin Zinser